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  APMEP   Discours d’ouverture du congrès national de l’APMEP (Besançon 2007)

Philippe Le Borgne

- 23 juin 2014 -

Philippe Le Borgne

Bonjour à tous,
Et merci d’être là si nombreux.
Voilà, nous y sommes !

L’histoire a commencé il y a trois ans, c’est à Orléans qu’est née l’idée d’organiser les journées nationales de l’APMEP à Besançon en 2007. Après trois années d’un travail de longue haleine, nous y sommes ! et c’est avec une immense joie que la Régionale de Franche-Comté vous accueille tous aujourd’hui.
Merci d’avoir répondu à notre invitation ; pour tous les collègues qui ont préparé ces journées, pour toute l’équipe « de fidèles » de la Régionale, c’est une magnifique récompense de vous voir ici aujourd’hui, récompense qui ne nous laisse aucun regret sur la décision que nous avons prise ensemble il y a trois ans.

Je remercie les personnalités venues témoigner de l’intérêt qu’elles portent à notre manifestation, et bien au-delà encore à nos projets, projet de promotion des mathématiques, projet de valorisation des mathématiques en tant que discipline à enseigner, projet d’une formation mathématique pour tous, pleine et accomplie.

C’est ainsi qu’interviendront à cette tribune,
Monsieur le Maire de la Ville Besançon, ville de Besançon qui nous accueille aujourd’hui dans le grand théâtre du Kursaal, un des lieux prestigieux de notre cité,
Madame Liliane Dangel représentant Monsieur le Président du Conseil Régional de Franche-Comté,
Monsieur Joël Berger, vice-président de l’université de Franche-Comté (et mathématicien),
Madame Le Recteur de l’Académie de Besançon,
Monsieur René Cori, Président de l’ADIREM, l’Assemblée des directeurs d’IREM,
Monsieur Jacques Moisan, Doyen de l’Inspection générale de Mathématique
et enfin
Madame Pascale Pombourcq, Présidente de l’APMEP.

Mais il y a aussi plus de 650 personnes présentes à ce congrès, des collègues venus de toutes les régionales de notre pays et aussi de l’étranger, de Belgique, de Suisse, de Tunisie, d’Italie, de Roumanie, d’Angleterre, du Sénégal, d’Espagne, de Côte d’Ivoire et même bien entendu des États-Unis d’Amérique …, soyez tous les bienvenus.

Pour réaliser ces journées, notre régionale s’est mobilisée avec dynamisme et application. L’ensemble du programme scientifique à été élaboré avec l’appui précieux et irremplaçable des collègues de la régionale de Lorraine. Et c’est ainsi que nous pouvons vous offrir un programme de 6 conférences, plus de 70 ateliers, des créneaux réservés à la vie de l’association (commissions nationales, régionales, assembléesgénérales) et plusieurs moments de réunions en plénière : questions d’actualités, relations internationales, … Cette diversité, nous l’espérons, vous donnera l’occasion de participer aux débats actuels menés au sein de l’association, de faire des rencontres, d’échanger, peut-être d’actualiser vos approches du métier, et aussi de convaincre des jeunes collègues à rejoindre notre association. L’aspect culturel et convivial ne sera pas oublié puisque notre congrès prévoit une vingtaine de sorties culturelles, spectacles et autres divertissements.

Notre régionale, au-delà de l’organisation de ces journées démontre sa vitalité ainsi que son investissement dans les engagements de l’association. Elle travaille main dans la main avec l’IREM de Franche-Comté et en bonne entente avec l’Inspection Régionale de Mathématiques.

Et c’est avec l’IREM que notre régionale participe à l’organisation de deux rallyes mathématiques aux niveaux du collège et du lycée, c’est avec l’IREM et aussi l’IUFM que nous avons mis en place une journée de la régionale qui est un véritable moment de formation et qui permet de rassembler plus de 80 collègues toute une journée.

Et c’est enfin avec l’IREM que nous souhaitons pérenniser l’observatoire EVAPM, très implanté en Franche-Comté.

Bien sûr dans la cité du temps, nous ne pouvions éviter la thématique du temps, thème cher à la Franche-Comté…, ce temps qui rappelle l’attachement de Besançon à l’horlogerie et qui s’inscrit dans un patrimoine d’une richesse exceptionnelle, marqué par le passage dans l’histoire de la région de personnages illustres, Victor Hugo, Gustave Courbet, Pierre-Joseph Proudhon, Louis Pasteur, …

Mais que signifie donc l’intitulé de ce congrès ?

Le temps des mathématiques, les mathématiques dans leur temps.

Le temps des mathématiques…
Y aurait-il un temps pour faire des mathématiques ? et pour qui ?
Le temps des mathématiques, c’est aussi la place des mathématiques dans l’emploi du temps…
Car le temps des mathématiques, c’est tout d’abord le temps de faire des mathématiques … et donc c’est aussi le temps d’apprendre à faire des mathématiques.
Et comment apprendre vraiment à faire des mathématiques ? Il s’agit bien d’un problème d’horloge… Il s’agit bien là d’une question essentielle de notre métier que de régler le temps de l’enseignement des mathématiques avec le temps d’apprentissage des élèves.
Et vous chers collègues ? Avez-vous le temps d’enseigner les mathématiques ?

Le temps des mathématiques, les mathématiques dans leur temps.

« Par le temps toutes choses viennent en évidence » disait Rabelais !
Et si les réponses à ces questions que nous nous posons nous provenaient de l’expérience même des anciens ? Ou de l’examen des mathématiques d’un autre temps ? S’agirait-il alors des mêmes mathématiques ? Et les mathématiques enseignées aujourd’hui sont-elles dans leur temps ?

Bien sûr, les références au passé sont une fabrique de l’histoire ; mais elles construisent aussi l’avenir et peut-être certaines solutions aux problèmes actuels de notre métier de professeur… Si l’histoire des mathématiques nous informe des processus par lesquels les connaissances se sont développées, il nous revient d’en tirer des enseignements au profit des apprentissages des élèves d’aujourd’hui de façon à ce que le passé ne soit pas « dépassé ».
Voila bien des questions pour ce congrès, et il y en aura encore beaucoup d’autres...

Le temps de mathématiques, les mathématiques dans leur temps.

Et si par plaisir, on faisait des mathématiques tout le temps … en prenant notre temps, au congrès de … de Caen ? … mais non, ici pendant quatre jours à Besançon ! Et pour cela, cher collègues, je vous souhaite du bon temps à Besançon du 28 au 31 octobre 2007, il est encore temps…

J’espère que vous ne serez pas déçus de ce congrès et qu’il répondra à vos attentes.
Après avoir réussi à vous réunir si nombreux, voilà maintenant notre souhait. Et pour les quatre jours à vivre ensemble, nous serons disponibles pour vous.

Je vous remercie.

(Article mis en ligne par Armelle BOURGAIN)
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