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L’histoire des arts au collège : malaise …

- 3 avril 2010 -

Depuis la rentrée 2009-2010, l’enseignement de l’histoire des arts est obligatoire pour tous les élèves de collège.
De plus, l’histoire des arts fait l’objet d’une évaluation par le biais d’une épreuve terminale en fin de troisième.
Pour la session 2010, l’épreuve est "expérimentale" mais est proposée à tous les élèves qui le souhaitent, seuls les points au-dessus de la moyenne comptent.
Dès la session 2011, l’épreuve sera obligatoire pour tous, prise en compte avec un coefficient 2 pour l’obtention du DNB (BO du 27 août 2009).
Une grande autonomie est laissée aux établissements en matière de contenus, d’organisation et d’évaluation (Entretien oral de 15 min ; binôme de professeurs, au moins un professeur d’enseignement artistique ou d’histoire ; l’oral peut concerner plusieurs élèves et porter sur tout objet d’étude abordé pendant l’année, s’appuyer sur des documents proposés par les examinateurs ou bien sur une réalisation personnelle ou collective effectuée en classe (dossier, diaporama, DVD, dessins, schémas, expositions, création....)(BO 29 octobre 2009)

Le BO du 28 août 2008 présente l’enseignement de l’histoire des arts comme un enseignement de culture partagée porté par tous les enseignants. Assuré en premier lieu par les disciplines constitutives de la culture humaniste, il doit être mis en œuvre également dans le cadre des enseignements scientifiques et techniques en cohérence avec les volets « histoire des arts » des programmes disciplinaires.

(Mention de l’Histoire des Arts dans le programme de mathématiques entré en vigueur à la rentrée 2009 : « arts de l’espace » : principes géométriques utilisés dans l’architecture et dans l’art des jardins ; « arts du visuel » : perspective, constructions en pavages, découpages (unités, mesures, etc.), formes symboliques... ; « arts du langage » : principes mathématiques utilisés dans certains procédés de construction littéraire...)

Sur le plan pédagogique, l’histoire des arts instaure donc des situations nouvelles, favorisant d’autres façons d’enseigner, notamment le travail en équipe. Elle permet de croiser savoirs et savoir-faire, d’acquérir des compétences nouvelles et d’aborder des territoires jusque-là peu explorés.

Alors comment nous, professeurs de mathématiques, pouvons-nous nous intégrer dans cet enseignement ?

J’ai sollicité mes collègues afin de recenser les expériences menées dans les collèges dans ce domaine. Très peu de réponses positives mais davantage l’expression d’un découragement, des difficultés à être sur tous les fronts… Serait-ce un signe révélateur du malaise actuel au collège ?

Dans l’ombre du grand projet de réforme sur le lycée, chaque année de nouveaux textes concernant le collège entrent en vigueur (B2i, socle, histoire des arts...)

Les enseignants n’ont pas de visibilité, ni sur les attendus, ni sur les modalités d’application de ces textes.

Et puis, le quotidien d’un professeur de collège est très éloigné de tous ces grands projets : c’est souvent, gérer un nombre de plus en plus important d’élèves que rien n’intéresse, des problèmes de comportement et d’incivilité, participer à des réunions diverses entre professeurs, avec l’administration, avec les parents, avec les services sociaux, les conseillères d’orientation... Finalement, rares sont les moments où l’on parle vraiment pédagogie alors que c’est quand même le cœur de notre métier !

Alors il en faut du courage et de l’enthousiasme pour s’investir dans cet enseignement de l’histoire des arts, pour s’engager dans un travail en équipe, dans un projet pluridisciplinaire sans que ne soit prévu un temps de concertation entre professeurs !

Le sentiment exprimé dans ces lignes n’est peut-être que celui d’une minorité de collègues. Alors n’hésitez pas à témoigner de votre perception de l’enseignement des mathématiques en collège aujourd’hui. Partagez vos réussites, vos difficultés afin de réactiver les échanges et les réflexions, indispensables à l’exercice de notre métier.

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