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  APMEP   Perspectiva artificialis

Article du bulletin 454

Denis Favennec [1]

Introduction

Longtemps, la perspective a été une affaire d’artistes : depuis son invention par Brunelleschi dans les premières années du $XV^e$ siècle, à Florence, jusqu’à la fondation de la géométrie projective par Desargues, au début du $XVII^e$, la perspective centrale (i.e. l’interception par un plan – celui du tableau – des droites issues d’un point fixe – l’origine, ou point de vue du peintre/spectateur –) n’aura été pratiquée que par les peintres, architectes et théoriciens de l’art, sans que les mathématiciens l’étudient. Je me propose d’évoquer ici ce délai, en cherchant ce qui, dans sa définition et son développement, a pu séparer très tôt la perspective des peintres de celle des géomètres. Je suggérerai quelques pistes, liées aux enjeux contradictoires et imbriqués de l’histoire, de la science et de l’art.

Plan de l’article

  • 1. La construction
  • 2. L’expérience
  • 3. Une fenêtre sur l’histoire
  • 4. Divine géométrie
  • 5. Proposition

- Télécharger l’article en pdf dans son intégralité

(Article mis en ligne par Catherine Ranson)

[1] Professeur au Lycée Michel Montaigne de Bordeaux.


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