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Propositions et revendications de l’APMEP sur l’école primaire

Rémi DUVERT

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Extrait de la plaquette "Visages de l’APMEP 2011-2012" (texte approuvé par le comité national de juin 2011)

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En seulement quelques années, les missions du professeur des écoles se sont multipliées et sont devenues plus complexes : « socle commun de connaissances et de compétences », PPRE (programmes personnalisés de réussite éducative), « aide personnalisée », évaluations nationales, histoire des arts, B2I (brevet informatique et Internet), APER (attestation de première éducation à la route)… Difficultés amplifiées par la suppression de deux heures hebdomadaires d’enseignement en classe entière.

a) Constats

· Les programmes actuels sont rédigés de façon trop concise ; ils laissent une assez grande liberté aux professeurs, mais ils ne les aident pas suffisamment à préparer leur enseignement.

· Les évaluations nationales mises récemment en place en CE1 et CM2 ont un rôle flou, conditionnent trop l’enseignement, et sont inadaptées sur divers points.

· Les pratiques pédagogiques qui ont cours en maternelle et qui nous paraissent très efficientes, ne sont pas toujours poursuivies en école élémentaire, où l’on privilégie parfois trop les exercices répétitifs d’application directe au détriment des situations d’apprentissage et de la résolution de problèmes.

· La semaine actuelle d’un élève est concentrée sur trop peu de jours, ce qui nuit à l’efficacité des apprentissages.

b) Propositions et revendications

· Rédiger de nouveaux programmes, explicitant davantage certains aspects fondamentaux de l’apprentissage des mathématiques (rôle des problèmes, travail sur le langage et sur le raisonnement, créativité…).

· Diffuser auprès des professeurs des écoles des documents officiels qui permettent aux enseignants d’approfondir certains contenus mathématiques, d’effectuer des choix didactiques pertinents, et de développer des approches interdisciplinaires, dans le cadre de l’exercice de leur liberté pédagogique.

· Encourager officiellement (notamment par des formations adaptées) l’intégration dans l’enseignement quotidien de la prise en charge des difficultés des élèves.

· Développer, aux cycles 2 et 3, les apprentissages mathématiques s’appuyant sur des approches ludiques et manipulatoires, et sur une organisation de la classe en ateliers, à l’instar de ce qui se fait à l’école maternelle.

· Rétablir le rôle diagnostique et pédagogique des évaluations nationales, notamment en les plaçant en début d’année de début de cycle.

· Limiter les effectifs de classe à 24 (voire un peu moins en cycle 2), pour favoriser la prise en compte de la diversité des élèves.

· Évaluer systématiquement les programmes, et tous les dispositifs mis en place à l’école primaire (aide personnalisée, PPRE, évaluations nationales…).

· Étaler davantage les heures d’enseignement, dans la semaine ou dans l’année, pour favoriser la réceptivité des élèves.

· Renforcer les offres de formation continue en mathématiques au plus près des besoins des professeurs des écoles, qui sont polyvalents et qui sont, dans le cursus scolaire des élèves, leurs premiers enseignants de mathématiques.

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