Romans

Maths et littérature
Un article d’Anne Boyé paru dans le Bulletin Vert n°511. Elle nous invite à découvrir bon nombre de romans "mathématiques" parus depuis le début du siècle. La lecture de son article vous incitera certainement à en lire certains, et à en proposer la lecture à vos élèves.

Le théorème du perroquet
D. GUEDJ, Roman Seuil, 1998, et Points Seuil, 2000.
Pierre Ruche, libraire à la retraite, reçoit une mystérieuse lettre d’Amazonie, écrite, peu avant sa mort, par son ami Grosrouvre. Dans le même temps, ce dernier lui lègue une fabuleuse bibliothèque entièrement consacrée aux mathématiques. Pour comprendre les circonstances étranges de la mort de son ami, Pierre Ruche devra se remettre à l’étude des mathématiques... A travers une histoire romanesque, on rencontre les grandes figures de l’histoire des mathématiques, de Thalès à Galois.

Les cheveux de Bérénice
D. GUEDJ, Roman Seuil, 2003, et Points Seuil, 2004.
Dans le ciel d’Alexandrie, entre la Vierge et le Lion, une nouvelle constellation vient de naître, les Cheveux de Bérénice. Pour que, des lointains champs de bataille, son époux Ptolémée Égypte revienne vivant, Bérénice sacrifie sa chevelure à la déesse Isis. L’Égypte, IIIe siècle avant notre ère, rayonne de tous ses feux : le Phare, la Grande Bibliothèque,, le Mouséion. Fresque historique et aventure scientifique, Les Cheveux de Bérénice nous conte l’histoire de la première mesure de la Terre, confrontée à la démesure de la tragédie qui secoue la dynastie des Ptolémées.

Hypatia
A. ZITELMANN, Médium, L’école des loisirs, Paris, 1990.
Hypatia est une femme philosophe vivant à Alexandrie au début du christianisme, dans les années 400 après J.-C. C’est une personne très cultivée, dans la tradition grecque, et très influente. A cette époque, Alexandrie est une capitale intellectuelle et économique, un centre culturel de la Méditerranée, un carrefour, gouverné par des aristocrates gréco-byzantino-romains lettrés. Mais c’est la fin d’une époque, la crise prend la forme de l’agitation provoquée par les chrétiens, et Hypatia ne comprend pas. La vie de la mathématicienne Hypathie, à la veille du déclin d’Alexandrie. Un film a aussi été tourné.

Le dernier théorème de Fermat
S. SINGH, Hachette Littérature, Jean-Claude Lattès, 1998, et Collection Pluriel Sciences, 2002.
Ce théorème allait devenir le Graal du monde mathématique. Les plus puissants esprits de tous les siècles et de toutes les nations tentèrent de venir à bout de cette équation. Ainsi Leonhard Euler, Sophie Germain, Évariste Galois, Yutaka Taniyama et Paul Wolfskehl se succédèrent sans parvenir à trouver la démonstration recherchée. Mais, en 1993, un jeune Anglais, Andrew Wiles, professeur à Princeton, parvint enfin à résoudre, après sept années de recherche solitaire et quelques mois de doute, l’énigme de ce problème devant le regard ébahi de la communauté scientifique. L’histoire de l’énigme qui a défié les plus grands esprits du monde pendant 358 ans.

Oncle Petros et la conjecture de Golbach
A. DOXIADIS, Christian Bourgois éditeur, 2000, poche 2002.
Le vieil oncle Petros qui vit dans une petite maison près d’Athènes est-il un des grands ratés de la science ou le Prométhée de la théorie des nombres ? Lorsqu’il meurt, il fait don à son neveu préféré de sa bibliothèque de livres scientifiques. Celui-ci raconte alors quelles ont été ses relations avec cet homme peu commun et quel a été son destin.

Le procès des étoiles
F. TRYSTRAM, Seghers, 1979, Petite bibliothèque Payot, 2002 .
En 1735, trois personnalités de l’Académie royale des sciences de Paris, Godin, Bouguer et La Condamine, sont envoyées au Pérou pour y mesurer un arc de méridien terrestre. L’expédition doit durer quelques mois, mais c’est compter sans les rivalités politiques, les ambitions personnelles et la faiblesse des hommes.

La Méridienne-La Mesure du monde
D. GUEDJ, Seghers, 1987, Robert Laffont, 1997, Pocket éditions, 2003.
Méchain et Jean-Baptiste Delambre, les astronomes et académiciens chargés par l’Assemblée Nationale de mesurer le méridien entre ces deux villes, afin de lui donner " pour tous les hommes, pour tous les temps ", une mesure universelle : le Mètre, dix millionième partie du quart de méridien terrestre. Bien vite, les sauf-conduits signés par le Roi les rendent suspects. Delambre est destitué par le Comité de salut public. Méchain, quant à lui, subit un terrible accident, est emprisonné en Espagne, puis se terre dans les Pyrénées, hanté par un doute : il se serait trompé dans ses mesures à Barcelone. Véritable expédition, cette traversée du territoire est une traversée de l’Histoire commencée aux funérailles de la monarchie et qui s’achève à l’aube de l’Empire.

Le Mètre du monde D. GUEDJ, Seuil, 2000, Points Seuil, 2003.
La Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen avait fait les hommes égaux devant la loi, le système métrique les fit égaux devant la mesure des choses. Égalité politique, égalité métrologique. En choisissant un méridien terrestre pour étalon de mesure, les acteurs de la Révolution, savants et politiques, ont consacré la Terre commune à tous les hommes comme mesure de toute chose. Rencontre unique entre philosophie, politique et science, cette épopée de la mesure offre une image peu habituelle : celle de la Révolution française vue à travers l’élaboration du système métrique décimal.