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À LA RECHERCHE DE L’ESPACE ET DU TEMPS PERDU

par Jacques LÉON,

Ellipses Édition, Paris 2006, 270 p. ISBN 978-2-7298-2897-4

L’ouvrage se propose d’expliquer, sans équations, les révolutions successives de la physique jusqu’à l’aube du XXIème siècle et l’évolution des concepts d’espace et de temps.

Il est divisé en cinq chapitres d’une cinquantaine de pages chacun :

  1. Le paradigme classique : la géométrie euclidienne, le temps entre durée et instant, l’espace et le temps mécanique, le mouvement et les quatre paradoxes de Zénon.
  2. Un espace et un temps relatifs : absolu et relatif, à la recherche d’un référentiel, la relativité restreinte, la physique de l’espacetemps.
  3. Un espace et un temps courbes : limites de la relativité restreinte, géométrie de l’espacetemps courbe, manifestations de la relativité générale, le rêve d’Einstein.
  4. Un espace et un temps en grumeaux : la vraie nature de la matière, de la particule aux champs, les interactions fondamentales, espace et temps quantiques.
  5. Un espace et un temps en évolution : La structure de l’Univers, les univers en expan- sion, la théorie du Big Bang chaud, aux sources de l’Univers.

Pour chaque chapitre une conclusion résume les étapes franchies et une bibliographie comportant une dizaine de titres contient à la fois des ouvrages de popularisation pour le grand public et les grands traités classiques, tandis qu’un index général facilite la lecture.

La présentation est agréable, illustrée de nombreux schémas et encarts ; le site Internet de l’auteur : http://jac_leon.club.fr/index.htm. contient des compléments et des liens vers d’autres sites.

En conclusion : un livre plaisant à lire pour y voir clair dans la physique d’aujourd’hui, dans les relations entre ses diverse branches, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, dans les réponses qu’elle propose aux grandes questions de la métaphysique.

Un livre qui souligne aussi les difficultés du dialogue entre spécialistes et en particulier entre mathématiciens et physiciens. Celui-ci, pourtant indispensable, ne serait-ce qu’entre enseignants d’un même établissement, suppose une connaissance mutuelle des deux disciplines.

Il faut bien reconnaître que la place de la physique dans la formation des professeurs de mathématiques est beaucoup plus réduite qu’il y a cinquante ans où on exigeait d’eux le certificat de Physique Générale ; la lecture de ce livre sera une première étape pour les aider à combler leurs lacunes.

P.-L. HENNEQUIN