À propos de l’article de Robert Vincent : « Géométrie du nombre d’or ».

Courrier des lecteurs

Magdeleine MOTTE

Tout d’abord une petite remarque : pourquoi les intervalles de la corde à nœuds devraient-ils être d’une coudée – et quelle coudée ? Sumérienne, égyptienne, punique, etc. ? Le triangle d’Euclide, où l’on a tracé une des bissectrices des angles à la base fait apparaître des segments tels que, rangés dans l’ordre décroissant, le rapport des segments de rang n et n + 1 soit , dit « nombre d’or ». Sa valeur approchée 1, 61803… est grossièrement proche de 5/3. Mais si l’on trouve effectivement le rapport 3/5 – à côté de 2/3 – entre pied et coudée antique associée, on ne trouve jamais la valeur approchée 0,612. Le rapport empan/pied est toujours 3/4.

L’usage d’une canne des bâtisseurs telle que la décrit R. Vincent est des p1us douteux. Mes dictionnaires (Enc. Quillet ; Hachette) - consultés aux entrées canne, bâtisseur – l’ignorent. Peut-on demander amicalement à R. V. de la chercher dans nos musées ? S’il la trouve, il obtiendra certainement l’autorisation de l’examiner pour nous en faire une description précise.

(Article mis en ligne par Armelle BOURGAIN)