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DICO de mathématiques

- 21 décembre 2008 -

par Stella BARUK.

Le Seuil, juin 2008.

ISBN 978-2-02-057401-3.

870 p. en 18 × 24.5. Prix : 39.50 €.

Du même auteur, le Dictionnaire de mathématiques élémentaires publié en 1992 (cf. n° 386, déc.1992, p. 612-615) comptait 1 324 pages et couvrait les programmes du collège et de la classe de seconde ; celui-ci s’adresse à de grands écoliers (CM2) et de jeunes collégiens (jusqu’à la quatrième).

Le dictionnaire comporte près de 250 entrées qui précisent d’où vient le mot, ce qu’il signifie en langage courant puis en mathématiques.

Une soixantaine d’entre elles comporte un exercice dont la solution est donnée en fin de volume.

Une introduction (2 p.), un préambule à l’attention des parents et des enseignants (8 p.) et un post-scriptum (3p.) permettent à l’auteur de présenter son travail, ses choix et ses convictions basées sur sa longue expérience de l’analyse des difficultés des élèves, et de donner quelques références.

Un mode d’emploi présente une vingtaine des sigles et conventions qui permettent au lecteur de naviguer suivant son niveau et ses connaissances. Trois index précisent les mots du Dico, la table des entrées et autres notions abordées, les noms propres rencontrés dans le Dico, en distinguant les mathématiciens qui ont leur entrée, les autres mathématiciens ou philosophes, les écrivains, les artistes, les personnages d’histoire ou de fiction.

En bref un ouvrage utile, à la fois pour les élèves ayant oublié une définition et pour les professeurs soucieux de faciliter le passage d’une classe à la suivante, où la passion de l’auteur et sa grande culture s’expriment dans chaque page.

Je me pose toutefois quelques questions :
- Pourquoi avoir choisi la tranche CM2- quatrième qui ne correspond pas aux découpages actuels ?
- Pourquoi balayer d’un revers de main la statistique (p. IX) : le volume de ce Dico étant déjà important, et les statistiques constituant un monde à elles seules, celles du collège méritent un dictionnaire autonome  ? Voilà à la fois un excès d’indignité et un excès d’honneur qui donnent un appui à tous ceux qui veulent marginaliser ce secteur.
- Pourquoi le mot intérieur n’apparaît-il pas en index alors qu’il est utilisé p. 105 et p. 115 ?
- Deux droites orthogonales peuvent elles être concourantes ? (Non p. 498, Oui p.499)
- Pourquoi le mot dimension n’apparaît-il pas en index alors qu’il est utilisé p. 513 (les trois dimensions d’un pavé) dans une formule du volume qui n’est d’ailleurs valable que pour un pavé droit ?

- Pourquoi le mot limite ne figure-t-il pas en index alors qu’il est utilisé p. 539 ?
- Que signifie ce conseil de la page 541 : il ne faut surtout pas se servir maintenant de la calculatrice qui nous donnerait trop vite une valeur approchée ?
- Pourquoi p. 549 dans la signification en langage courant du point ne pas mentionner le comptage des points dans un match, un jeu ou en classe ?

Quoiqu’il en soit, le travail effectué par Stella Baruk, dont ce Dico représente la quintessence, est considérable et les évolutions très notables par rapport au Dictionnaire vont dans le sens des souhaits de l’APMEP exprimés lors de sa sortie.

Paul-Louis HENNEQUIN