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Difficultés en mathématiques et psychologie : peut-on compter sur une base « dys » ?

Eynard Louis-Adrien ; Vannetzel Léonard ; Meljac,Claire

Résumé de l’article

La notion de dyscalculie présente, en l’état des connaissances des incertitudes majeures. Une recherche menée par Jean-Paul Fischer, docteur en psychologie des mathématiques prend le parti de se focaliser plus généralement sur les enfants qui disent rencontrer des difficultés majeures en mathématiques. L’article présente quatre cas significatifs des tendances observées. Marie (11 ans) présente un retard de développement de la pensée logique, d’où des difficultés dans les problèmes impliquant des notions abstraites. Ambre (9 ans) est très anxieuse et son retard semble plus provenir de dysfonctionnements affectifs. Harold (13 ans) présente d’importantes difficultés de mémorisation, de planification et de manipulation (mémoire de travail). Son niveau cognitif global est inférieur à ce qui est attendu pour son âge. Sydney (10 ans), avec un niveau cognitif global moyen, des entraves massives sectorisées au domaine du calcul, et sans trouble affectif associé, est le seul à remplir tous les critères de dyscalculie. Une remédiation logico-mathématique lui est proposée.
Les causes et conséquences de ces difficultés en mathématiques apparaissent comme très diversifiées. Le débat sur la dyscalculie est ouvert.

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(Article mis en ligne par Armelle BOURGAIN)