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Extrait de Maurice Kraitchik. La mathématique des jeux (1930)

Il y a deux sortes de gens qui étudient les mathématiques ; ceux qui le font avec
goût, et c’est la minorité, et ceux qui subissent les mathématiques. Il ne faut donc
pas s’étonner que tout le monde se plaigne de leur impopularité. Il est admis, en
société, de parler de politique, d’arts, de certaines sciences, mais on ne voit pas un
homme du monde aborder une conversation sur la géométrie et, si l’on parle de
l’arithmétique, c’est pour se communiquer les doléances d’une connaissance
commune qui a beaucoup de difficultés à comprendre les comptes de sa cuisinière.

Pourquoi les mathématiques sont-elles si peu populaires ?
C’est parce que l’on écrit presque rien pour l’amateur.
Il y a très peu de livres dans lesquels la matière est présentée sous une forme
aisément accessible. C’est cependant la première condition nécessaire pour
vulgariser les mathématiques
Rappelons à ce propos les lignes suivantes de Montesquieu :
« Les sciences gagnent beaucoup à être traitées d’une manière ingénieuse et
délicate ; c’est par là qu’on en ôte la sécheresse, qu’on prévient la lassitude et qu’on
les met à la portée de tous les esprits. »

Maurice Kraitchik. La mathématique des jeux, Vuibert 1930

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