Réunion de la commission LP du 4 février 2012

Compte-rendu

Emmanuelle Lafont

- 16 septembre 2012 -

CCF :
-  Modalités de passage La plupart des collègues convoquent les élèves par petits groupes (entre 3 et 7) à des dates prévues à l’avance, pendant que les autres élèves de la classe ont un travail à faire. Certains collègues évaluent « au fil de l’eau », lors de séances en groupe, avec environ 4 élèves qui passent le CCF. Les autres élèves du groupe sont évalués sur le même sujet et obtiennent une note comptant pour la moyenne trimestrielle ou semestrielle. Les candidats sont prévenus à l’avance, le sujet porte sur un thème abordé récemment. Globalement, nous avons l’impression de passer plus de temps à évaluer les élèves qu’à les former…

-  La certification : une évaluation par compétences transformée en note Certains collègues affectent un barème pour chaque compétence, pour arriver à un total de 7 points. D’autres calculent un pourcentage de réussite.

-  Comment aider les collègues ? Comme le temps nécessaire à l’élaboration d’une épreuve est important, nous proposons de mettre en ligne, sur le site de l’APMEP, nos sujets, ainsi que des liens vers des sites sur lesquels on peut trouver des sujets.

-  Conclusion : pour ou contre le CCF ? Nous ne demandons pas un retour à des épreuves ponctuelles, mais nous voulons un cadrage plus net, il y a trop de disparités entre les établissements et les collègues (organisation, etc.). Dans le CCF, nous trouvons qu’il y a des choses à prendre, mais actuellement il y a plus de mauvaises choses que de bonnes : impossibilité de faire cours, de faire passer tous les élèves, etc. Les dérives du CCF font qu’on ne peut pas le défendre sous sa forme actuelle. L’évaluation par compétences est intéressante, le CCF, c’est de l’individualisation par définition. Ce qui est intéressant, c’est de voir ce qui pêche chez chaque élève pour y remédier. Le CCF que nous voulons, c’est avec plus de moyens, horaires entre autres pour éviter de prendre sur le temps de formation. Surtout qu’il est difficile de faire passer une épreuve de 45 minutes en 55 minutes.

Le programme complémentaire : comment le mettre en place ? qu’y faire ? quand ? En bac pro 3 ans est prévu un « programme complémentaire de mathématiques en vue d’une poursuite d’études en section de technicien supérieur », que nous devons traiter pendant les heures d’accompagnement personnalisé, mais encore faut-il en avoir… Certes, on peut les réclamer, mais, souvent, le chef d’établissement met en balance le dédoublement de certaines heures, pour compenser la diminution des dédoublements, ou la suppression du poste d’un collègue... Dans certaines académies, des demi-sections de spécialités différentes ont été regroupées (15 + 15 = 30 !), et ces heures d’AP servent à les séparer, ce qui peut être utile quand les programmes sont différents… Avec la rénovation de la voie professionnelle, il existe maintenant 55 spécialités de bac réparties sur 19 champs professionnels et 20 spécialités en filières (c’est-à-dire autonomes), ce qui signifie qu’on pourrait regrouper des élèves de spécialités différentes en enseignement professionnel, mais ce n’est pas encore entré dans les mœurs… Certains collègues ont des heures d’AP en barrette et enseignent le programme complémentaire à des élèves issus de classes différentes, regroupés sur ces heures-là. Il faudrait positionner les élèves en première pour savoir qui veut faire des poursuites d’études et ainsi avoir une idée du nombre d’élèves concernés pour l’année suivante.

Campagne d’adhésion :
-  Un PLP math-sciences a-t-il sa place à l’APMEP ? La bivalence étant dans l’air du temps, oui, un PLP math-sciences a tout à fait sa place au sein de l’APMEP. Et, tant que les mathématiques auront leur place au LP, nous aurons notre place à l’APMEP, au même titre que les collègues du premier degré.

-  Que peut apporter un PLP math-sciences à l’APMEP ? Aujourd’hui, l’enseignement des mathématiques en LP requiert une spécificité. Nous pouvons apporter notre réflexion sur les nouvelles modalités d’enseignement des mathématiques au LP (évaluation par compétences, CCF, TIC, démarche d’investigation, interdisciplinarité, etc.) et notre expérience de mise en place de ces modalités. La commission LP de l’APMEP a son mot à dire et doit réfléchir à toutes ces nouveautés.

-  Comment inciter nos collègues PLP à adhérer ? Si nous créons des ressources pour nos collègues, nous aurons de nouveaux adhérents. L’APMEP devrait peut-être aussi créer des liens plus forts avec l’UdPPC. Nous pourrions écrire deux articles : un pour le BV et un pour le BUP, qui paraitraient en même temps, pour lequel chaque bulletin ferait de la publicité pour l’autre. Par exemple : « Quelle place pour les math en LP ? » et « Quelle place pour les sciences physiques et chimiques en LP ? ».

Commission de suivi des programmes : Il en faut une pour le LP et il faut des représentants de l’APMEP. Il faudrait évaluer les nouveaux programmes de bac pro, ce qui consiste à faire passer des épreuves standardisées à des classes (cf. EVAPM), pour montrer les carences, les défaillances et les avancées éventuelles de ce programme.

Algorithmique : L’algorithmique a été introduite au LEGT pour le bac informatique. Au LP, l’utilisation systématique des TIC est apparue dans les nouveaux programmes, c’est déjà ça. Il pourrait être intéressant de la tester en AP.

Les cours en ligne de l’APMEP : la 1ère formation proposée pour le LP concerne l’évaluation par compétences. Notre association se substitue-t-elle à l’Institution ? Non, la formation continue est déjà sinistrée. Et si l’Institution ne veut pas former ses profs, tant pis pour elle, car, si l’APMEP s’en charge, elle va les former avec ses idées et sa façon de voir les choses…

Mise à jour du texte « Propositions et revendications » de la plaquette Visages, partie LP. Nous devrions défendre la liberté pédagogique : la démarche d’investigation, les thématiques touchent à cette liberté. Il faut former les élèves à la démarche expérimentale, à ce qui est demandé au CCF. C’est, entre autres, pour cette raison que nous demandons des dédoublements : à 12 ou 15, on peut utiliser les TIC et faire de la démarche expérimentale, mais pas à 30 !

Paris, février 2012, pour la commission LP, Emmanuelle Lafont