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Une épopée prodigieuse : Les Math dites "Modernes"

Une épopée prodigieuse : Les Math dites "Modernes" 1957-1982 vécue par un acteur, parmi d’autres, de l’APMEP et de l’INRP (Association des Professeurs de Mathématiques de l"Enseignement Public, Institut National de la Recherche Pédagogique).

Marcel Dumont

1. Préambule en guise d’excuses.

Faute de pouvoir débattre avec des survivants de ces 25 années d’enthousiasme , d’espoirs et de désespoirs , je cède à la demande de Michel Fréchet pour écrire quelques lignes à l’occasion du centenaire de l’ APMEP. Ces lignes ont pour but d’évoquer des événements qui ont concerné à la fois l’ APMEP et l’INRP et ont été rarement soulignés par les historiens de cette époque ; Elles se voudraient aussi un vibrant hommage à toutes celles et tous ceux qui ont participé à cette épopée, sacrifiant parfois leur carrière pour faire appel à l’intelligence plutôt qu’à l’obéissance, à tous les niveaux, dans tous, les domaines.
Il m’est difficile de distinguer entre les activités de l’une et de l’autre de ces institutions tant elles étaient mêlées et dépendantes de tels ou tels acteurs. J’essaierai seulement de mémoriser ce qui me paraît utile pour comprendre les raisons de ce qu’il faut bien appeler un échec et pire encore un désastre : nous sommes tous prisonniers de nos habitudes , de nos croyances, de notre ignorance, mais aussi de nos savoirs, et plus leurs technologies sont efficaces plus il est difficile de leur échapper. Il a fallu 50 ans pour qu’on admette l’importance des jeux comme facteur de motivation voire d’enseignement quand ils sont bien choisis, 50 ans pour admettre l’importance des algorithmes , dont les formules ne sont que des raccourcis ou compressions.

Bref, le choix des dates est lié à mon expérience personnelle.. Je supplie le lecteur de ces lignes de ne pas y voir une tentative de mise en valeur de tel ou tel et surtout de leur auteur. Que les derniers survivants veuillent bien corriger, compléter, voir contester ce qui me reste en mémoire et finira, comme nous, par tomber dans l’oubli.

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