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  APMEP   Petits meurtres entre mathématiciens

Article du bulletin 503

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Ou comment deux amis débattent de maths et d’amour dans le Paris de la Belle Époque.

Paul Louis Hennequin

- 6 mars 2013 -

par Tefcros Michaelides, traduit du grec par Carole Bilbao,

Le Pommier, collection « Plumes de science  », octobre 2012.

248 p. en 13 X20. Prix : 17 €.

ISBN : 978-2-7465-0641-1.

L’intrigue de ce roman policier n’est guère enchevêtrée et je me garderai bien d’en dévoiler l’issue ; son intérêt pour un lecteur du Bulletin vient de ce qu’il est écrit par un mathématicien grec et qu’il met en scène à la fois des contemporains ou des antiques célèbres et des personnages imaginaires.

Partant de Néapolis, au pied du mont Lycabette, le récit nous entraine successivement
- en 1900, dans le congrès international des mathématiciens de Paris où interviennent Hilbert, Félix Klein, Hadamard, La vallée- Poussin, Peano, Russel, Frege, Hermitte, Lindemann, Jordan, Minkowski, Poincaré, …
- le même jour, à la terrasse d’un bistrot boulevard Saint Germain où sont évoquées les géométries non euclidiennes de Bolyai et de Lobatchevki, le pays plat d’Abbott, mais aussi Menelaüs, Théodosius et Hipparque, puis Lysippos et Hippase de l’école pythagoricienne,
- au Moulin-Rouge où apparaît Toulouse- Lautrec, et un peu plus loin un établissement minable de Montmartre où Picasso a ses habitudes, – au premier étage de la Tour Eiffel où la présence de Cauchy dans une série de portraits d’éminents savants français amène à rappeler comment il a méprisé les travaux d’Abel sur les équations du cinquième degré,
- à Königsberg, la brasserie des sept ponts,
- de nouveau à Montmartre au « Lapin agile » avec Picasso, Max Jacob, Guillaume Apollinaire, …
- puis la Grèce du début du XX° siècle, en guerre avec la Turquie, jusqu’à l’assassinat et son mobile.

Un petit glossaire situe l’œuvre des célébrités citées dans le texte, mais sans préciser à quelle page et avec de nombreuses lacunes (Apollinaire, Euler, Fermat, Galois, Gödel, Hilbert, Jacob, Leibniz, Newton, Picasso, Poincaré, …).

Transportant le lecteur d’Athènes à Paris, des pythagoriciens à Gödel, de la géométrie à la peinture moderne, de la logique à la poésie, il accrochera à la fois mathématiciens, philosophes, poètes et historiens. Il se parcourt d’un seul trait et enchantera par son caractère insolite des lecteurs de tous les âges.

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