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Réunion du 05.10.2014 (Paris)

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Présents : Jean-François Bergeaut, Richard Cabassut, Valentina Celi, Rémi Duvert, Agnès Gateau. Excusés : Sylvie Baud Stef, Frédérique Fournier, Hélène Gagneux, Nelly Roussignol, Murielle Sautelet.

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1. Projet de programme pour l’école maternelle :

Point fort des nouveaux programmes de maternelle : la place de l’apprentissage à l’école maternelle. Il s’agit d’apprendre ensemble pour vivre ensemble alors que les précédents programmes valorisaient la socialisation avant l’apprentissage.

Solidité de la partie numérique : les programmes sont assez consensuels, ils prennent visiblement en compte les résultats de certaines recherches. Différentes personnes, de courants variés, ont été auditionnées. Les programmes reflètent le contenu de l’ouvrage Le nombre à l’école maternelle de Margolinas/Wozniak. Les domaines abordés sont : quantité, grandeurs, positions.

Les programmes n’évoquent pas la question du raisonnement. On peut s’en satisfaire en considérant que cela évite toute tentative de formalisme. Les actions comparer, catégoriser, trier, classer, ranger sont présentes. Elles participent de la mise en place d’une approche du raisonnement logique. Les programmes sont rédigés à partir d’une structure générale répétitive facile d’accès. Le mot « compétences » n’apparaît plus, les attendus remplacent les connaissances/compétences, devenues un concept quasi-aggloméré, les objectifs définis sont prescrits pour les élèves.

Si la partie Nombre semble être en mesure d’être bien comprise par les enseignants, les pages Géométrie posent question. En effet, la notion d’espace est associée à un vocabulaire qui laisse penser que les activités pourraient être beaucoup trop anticipées (« face, arête, sommet »). Un cadrage permettant aux enseignants de savoir « jusqu’où il ne faut pas aller » est nécessaire (cf. travaux de Duval). Le risque est celui d’une formalisation trop précoce (cf. l’usage des instruments qui pourrait être fait dans les classes avec utilisation de la règle par exemple). Le programme doit insister davantage sur les enjeux de la construction de l’espace perceptif de l’espace de l’école maternelle (cela passe aussi par le choix d’un vocabulaire familier : la boule au lieu de la sphère).

La notion de solide est confondue avec celle de volume : aucune distinction n’est faite entre ces deux concepts dans le texte. Que l’on traite de l’appréhension de l’espace ou d’une approche artistique, l’expression « en volume » est utilisée pour la signification « en dimension 3 ». Nous regrettons que le texte ne fasse pas référence à la polysémie des mots. La définition des programmes en 5 grands domaines d’enseignement + 2 domaines de socialisation est éclairante pour l’enseignant. La transversalité affirmée dans ce texte peut être mise en corrélation avec le projet de socle commun paru le mois précédant (même si la maternelle n’est pas concernée par le socle, on perçoit bien l’idée de continuité dans ces textes). Ainsi, ces programmes et le socle engagent à un enseignement de liens, de projets, de transversalité. Comment faire vivre la polyvalence ? La question de la problématisation devient centrale. Si l’organisation de l’école primaire permet la transdisciplinarité, elle ne va pas toujours de soi pour les enseignants qui fonctionnent -souvent- par découpage disciplinaire. La formation reste essentielle…

La problématique de démarche d’investigation est particulièrement bien exposée dans la partie « Explorer le monde du vivant, des objets et de la matière » ; elle mériterait d’être davantage transversale dans la rédaction de ces programmes. Les expressions choisies dans la partie Sciences (qui évoque le passage du raisonnement pragmatique au raisonnement intellectuel) auraient pu être généralisées aux mathématiques dans une optique plus transversale.

2. Réflexions sur les actions de la commission :

Échanges multiformes sur les thématiques dont nous souhaiterions qu’elles servent servir de base de réflexion et d’échange, de mutualisation…

L’axe de l’interdisciplinarité est peu présent dans les ressources disponibles.

Le changement de point de vue nous apparaît être une problématique intéressante d’entrée pour l’interdisciplinarité.

3. Préparation des Journées de Toulouse :

Point sur les invités (présence de Xavier Buff). Actualité : Socle et concertations locales, quel retour ? Programmes de l’école maternelle. Nouveaux Rythmes scolaires.

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La prochaine réunion, à Paris, de la commission est prévue le 10 janvier 2015, avec une partie commune avec la commission Collège.

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Agnès Gateau

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