Commissions collège et premier degré du 21 octobre 2016 aux Journées Nationales de Lyon

Sophie ROUBIN

- 23 novembre 2016 -

Le questionnaire sur la formation réforme : quelle suite ?

Le questionnaire est en ligne depuis peu de temps (début octobre) Point d’étape pendant les journées de Lyon. 48 collègues venant de 16 académies ont participé au questionnaire. 7 travaillent en collège REP ou REP +, 35 en Collège et 6 en collège privé sous contrat

  • A la question, « avez-vous eu des informations sur le nombre de stages de mathématiques ouverts dans votre académie ? », 21 professeurs ont dit oui et 20 ont dit non.
  • A la question sur « La préparation de la mise en œuvre de la réforme » il ressort que dans les académies, les formations ont pris diverses formes et ont été plus ou moins réussies. Trop régulièrement, elles ont été ressenties comme trop courtes, elles sont restées trop théoriques et n’ont pas permis de répondre à toutes les inquiétudes des collègues sur la mise en place de la réforme en donnant des exemples concrets. Elles ont laissé un assez fort sentiment de perte de temps alors que la somme du travail d’adaptation demandé aux enseignants est immense. Elles ont tout de même permis de favoriser des temps de discussion entre les collègues dans l’établissement, dans le bassin… Cependant il reste encore certains collègues qui n’ont pas eu de formation et se sont donc retrouvés dans l’obligation de se former eux-mêmes, et ce, malgré les promesses de 8 jours de formation. L’ensemble des enseignants questionnés ressent le besoin de poursuivre les formations sur les EPI, l’AP, l’Algorithmique mais surtout sur l’évaluation qui reste un point délicat et peu abordé dans les formations.
  • A la question sur les « Besoins de formation complémentaire » Pour avoir un retour plus significatif, nous avons décidé de maintenir ouvert l’accès au questionnaire jusqu’aux vacances de Noël (18 décembre à minuit) : http://www.apmep.fr/Enquete-de-la-c...

Les questions à l’inspection générale lors des journées de Lyon.

  • Plus de la moitié du premier trimestre est passée et le LSU n’est toujours pas mis en œuvre, le sera-t-il cette année ou l’an prochain ?

Réponse : effectivement la mise en place du LSU a pris du retard, mais cela ne dépend pas de l’IG.

  • Quid de l’accompagnement des équipes dans les établissements et de la poursuite de la formation sur l’algorithmique entre autres et surtout sur l’évaluation et l’A.P. où la demande est criante ?

Réponse : de très gros efforts de formation ont été faits dans les académies, les équipes sont épuisées … En ce qui concerne l’évaluation, la DGESCO va publier, peut-être, bientôt, un document d’appui pour évaluer suivant chacune des huit composantes du socle. Ce document contient des éléments signifiants, accompagnés d’exercices et d’exemples d’évaluation. Attention ces éléments ne constituent pas une banque d’exercices mais une illustration qui doit permettre de mieux appréhender la problématique de l’évaluation.

  • Cette année, l’affectation des élèves en filière professionnelle s’est appuyée sur les notes de troisième, qu’en sera-t-il dans le futur ? S’appuiera-t-elle sur des compétences ou sur des notes de l’année de troisième ?

Réponse : il s’agit de choix académiques et l’IG ne peut répondre à cette question.

  • Y a-t-il une commission de suivi de la mise en œuvre de la réforme ?

Réponse : il n’existe rien spécifiquement aux mathématiques.

  • Comment justifier le retour dans les programmes, à la dernière minute, du théorème de Pythagore et de sa réciproque, qui posaient tant de problèmes il y a 8 ans ? Pourtant les programmes de 2009 avaient aplani ces difficultés en s’appuyant sur l’égalité de Pythagore pour caractériser les triangles rectangles.
  • De même, pourquoi a-t-on gardé l’enseignement du théorème de Thalès et sa pseudo réciproque si difficile à manier pour les élèves, alors que nous avons maintenant à disposition l’homothétie ? Allègement des programmes et Thalès, une équation réussie ?

Réponse : les programmes n’imposent pas une démarche quelconque ; si on travaille sur la base de la propriété caractéristique, cela convient très bien. Pour les transformations, on se limite à un aspect dynamique.

  • Plus généralement, une estimation du temps nécessaire à la réalisation de ces programmes, tenant compte des nouveaux horaires et d’une pédagogie active respectant mieux les rythmes d’acquisition différents des élèves, a-t-elle été faite ?

Réponse : La rédaction des programmes prend en compte les cycles ; elle est suffisamment souple pour permettre cette prise en compte : elle distingue également une progressivité permettant aux équipes d’adapter les rythmes d’acquisition en fonction des réussites des élèves.

  • Un programme par cycle a pour objectif de revenir sur les notions, de laisser plus de temps aux élèves qui en ont besoin, mais ces nouveaux programmes nous semblent encore trop lourds. Le risque étant de devoir « rattraper » en troisième ce qui n’a pas pu être traité auparavant.

Réponse : les notions abordées font l’objet d’une attention particulière et peuvent être traitées dans différents cadres (cours, EPI).

  • Requête : libérer une journée complète supplémentaire « la journée du cycle 3 » (ou deux demi-journées) de concertation pour faire vivre le cycle 3.

Réponse : question non vraiment traitée car non parfaitement comprise par l’intervenant…. (on aurait pu être plus clairs…)

Catherine Chabrier, Agnès Gateau et Sophie Roubin

Prochaine réunion de la commission : 14/01/2017 au local