Compte Rendu de l’Audienceau Cabinet du Ministre délégué à l’Enseignement Professionnel

Le lundi 2 juillet 2001, dans la matinée, une délégation du Bureau National de l’APMEP a été reçue au Cabinet de M. Mélenchon, Ministre délégué à l’enseignement professionnel, par M. Jean-Jacques SENEZ, conseiller technique.

La délégation était composée de J.P. Bardoulat, actuel Président de l’APMEP, R. Belloeil, Président sortant, L. Breitbach, Trésorier de l’APMEP et J.C. Sachet, Secrétaire National de l’APMEP, chargé des Lycées Professionnels.

Les différents points abordés ont respecté le plan de la lettre adressée au Ministre, début juin 2001, par Rémy Belloeil. Compte tenu de l’évolution actuelle des structures et des contenus des préparations aux diplômes préparés en Lycées Professionnels, C.A.P., B.E.P., Mentions Complémentaires, Baccalauréats Professionnels, nos échanges ont été placés dans un contexte plus global que le Ministre intitule « le Lycée des Métiers ». Un bilan d’étape daté de juin 2001, décrivant 50 actions pour la voie des métiers nous a été remis ; nous aurons l’occasion de revenir sur l’analyse et les grands points du contenu de ce rapport dans les prochains B.G.V..

 

Les classes de C.A.P.

Nos premières questions ont porté sur le dossier de la rénovation des classes préparant au C.A.P.

Ces classes , très nombreuses au moment de la transformation des ex-C.E.T. en Lycées d’Enseignement Professionnel (L.E.P.), étaient à l’époque articulées sur trois ans après la cinquième de collège. Depuis quelques temps, compte tenu des modifications des paliers d’orientation au collège, le C.A.P. est préparé en deux ans après la classe de Troisième. Toutefois, les programmes de ces classes, toutes disciplines générales confondues n’ont pas été révisés officiellement pour tenir compte du changement de recrutement et de la durée de la préparation. Le Ministère en est bien conscient et nous livre quelques réflexions générales sur le Diplôme du C.A.P. qui est, de fait, le premier Diplôme de qualification professionnelle.

Concernant la rénovation du C.A.P. l’analyse du Ministère peut se résumer ainsi « Ouvert à un public extrêmement diversifié, puisqu’il concerne non seulement des élèves, des apprentis, des diplômés de l’enseignement général mais également des adultes en formation continue, le CAP est le premier diplôme national conduisant à la qualification et à l’insertion professionnelle. Il est aussi, en nombre, le premier des diplômes attribué. Le ministère a entrepris sa rénovation pour répondre aux besoins d’une structure de l’emploi toujours plus exigeante en terme de qualification. Garantir l’accès de 100% d’une classe d’âge à un diplôme qualifiant et donner les moyens à tous les salariés d’accéder à des emplois qualifiés, tel est l’enjeu de la rénovation des CAP. ».

La préparation au C.A.P. doit donc être largement accessible et adaptée au niveaux de recrutement des candidats . Il serait parfaitement envisageable d’organiser des classes préparant à ce diplôme en trois ans, deux ans voire une année en fonction du type d’élèves accueillis. Il semble logique de différencier les structures par exemple pour des élèves sortant de SEGPA ou pour ceux sortants de Troisième, voire de B.E.P.

D’autre part il nous est fait part de la volonté du Ministère de ne pas fermer les perspectives de poursuite d’études pour les élèves de ces sections. Nous nous inquiétons du calendrier de mise en applications de mesures qui contiennent de nombreux points positifs, on nous assure que tout sera fait pour que cela aboutisse dans la présente législature. Nous restons vigilants sur ce point.

 

Les Programmes

Concernant les contenus des programmes d’enseignement qui constituent également une référence en terme de niveau d’exigence à l’examen, une commande a été passée au Conseil National des Programmes pour l’écriture de nouveaux programmes. Il semblerait que soit prévu un tronc commun à toutes les filières et que l’enseignement général pourrait être évalué en Contrôle en Cours de Formation ( C.C.F.).

On en est actuellement à des lettres de cadrages et il semble que les travaux soient plus ou moins avancés selon les disciplines (NDLR, concernant les mathématiques au CAP, le travail serait pratiquement terminé !). La volonté actuelle du Ministère est la mise en application de ces nouveaux programmes à la rentrée de septembre 2002 mais quelques problèmes, tel le délai légal de 14 mois entre publication et mise en œuvre restent à solutionner.

Concernant les autres diplômes, nous demandons la mise en place rapide de structures de révision des programmes d’enseignement et l’actualisation des contenus pour tenir compte des évolutions en amont et en aval, c’est à dire au Collège et au Lycée Général ou Technologique.

 

L’Orientation des élèves

Ce point de notre entretien, tant en ce qui concerne les orientations vers le Lycée Professionnel que les poursuites d’études après l’obtention des diplômes, est placé par le Ministère dans le cadre de la voie des métiers où les passerelles entre les filières générales, technologiques et professionnelles sont largement prévues. Il est actuellement trop tôt pour annoncer des mesures concrètes. Les volontés du Ministère sont toutefois très claires : favoriser l’accès à la voie des métiers au plus grand nombre et ne pas barrer les poursuites d’études pour les élèves engagés dans cette voie des métiers.

 

La certification

Nous réaffirmons notre attachement à l’existence de Diplômes Professionnels Nationaux garants d’une formation uniforme sur l’ensemble du territoire. La forme adoptée pour l’évaluation peut évoluer . Nous demandons où en sont les projets d’évaluation en cours de formation pour l’enseignement général (C.C.F.) et notamment en mathématiques, à l’image de ce qui s’est beaucoup développé ces dernières années dans les enseignements professionnels. Des études sont en cours et il n’est pas exclus d’arriver à une plus grande homogénéité dans les modes d’évaluation par le biais notamment du Contrôle en Cours de Formation. Les modalités de mise en application restent toutefois à définir clairement dans toutes les disciplines et pour toutes les structures de formation publiques ou privées.

 

La formation des Enseignants

Les enseignants de mathématiques-sciences des lycées professionnels sont recrutés à partir d’un concours, le CAPLP2. La préparation à ce concours se fait dans les IUFM. Selon les Académies il semblerait que les modalités de préparation soient parfois très différentes. Il nous semble essentiel qu’une bonne connaissance des Lycées Professionnels soit indispensable aux candidats qui s’engagent dans cette voie cela d’autant plus que les étudiants qui sont reçus à ce concours ont souvent préparé le CAPES en première année d’IUFM et n’ont jamais connu, en tant qu’élève, les Lycées Professionnels.

Concernant la deuxième année de formation, année professionnelle, il nous semble important de pratiquer une prise en responsabilité des classes de manière plus progressive que celle actuellement adoptée par la majorité des Académies et qui est calquée sur le mode de formation initiale des Collèges et Lycées où les élèves n’ont ni le même profil, ni les mêmes spécificités.

Nous n’obtenons que des réponses trop évasives sur ce sujet : le plan de rénovation des IUFM qui est actuellement en cours d’instruction et de développement concernera également la formation initiale des PLP.

Notre entrevue se termine par un recentrage autour du futur lycée des métiers qui laisse présager des réformes importantes . Concernant l’enseignement des mathématiques dans ce futur Lycée, l’APMEP demande à en être informée et consultée, notamment pour tout ce qui concerne les contenus des futurs programmes d’enseignement de mathématiques.

 

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