Lettre régionale n°5

Guillaume Connan

Lettre régionale n°5

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Compte rendu de la rencontre avec les IPR du mercredi 25 février 2009

Le bureau de la régionale APMEP a rencontré, mercredi 25 février les Inspecteurs Régionaux de Mathématiques : Françoise MUNCK, Monique SANZ, Alain GAUDEUL et Alain NEVADO. Pour le bureau, étaient présents : Stéphane CHOIMET, Marie-Line MOUREAU et Raymond TORRENT (Françoise HOLY était excusée).


Cette rencontre s’est déroulée à notre demande et les membres de l’Inspection Régionale ont tenu à y participer au complet. Stéphane CHOIMET a présenté tout d’abord les activités renaissantes de notre régionale et tout particulièrement la conférence débat du 18 mars prochain : « du collège au lycée, quelle culture mathématique ? » animée par Jean-Paul GUICHARD. Nous avons évoqué également notre collaboration étroite avec l’IREM et la perspective des journées académiques de l’IREM en juin. Les IPR ont exprimé leur satisfaction de voir l’association reprendre vie dans notre académie.

Des questions d’actualité ont été abordées par Stéphane CHOIMET : celle des programmes de seconde pour la rentrée prochaine et celle de l’épreuve pratique de mathématiques au baccalauréat. La première reste une question ouverte puisqu’à ce jour aucune décision officielle n’a été annoncée. Nous avons insisté sur la nécessité d’une annonce rapide pour que les collègues puissent prendre en compte les modifications du programme et nous avons rappelé l’importance d’une information et d’une formation sur des domaines ou des aspects qui seraient nouveaux. Les IPR nous ont assuré de leur volonté, dès l’annonce officielle, de l’accompagner par la tenue de réunions d’information avant la fin de la présente année scolaire. Des sessions de formation seront organisées en début de la prochaine. En ce qui concerne l’épreuve pratique, celle-ci n’a pu se concrétiser cette année en raison d’un télescopage avec la réforme de la classe de seconde et plus globalement du lycée ; les membres du corps d’inspection ont insisté sur le travail important et de qualité qui a été réalisé par les collègues dans les établissements lors de l’expérimentation et ils considèrent que cela constitue un acquis et un point d’appui important pour les évolutions futures. La question de la réforme de la formation des maîtres a également été évoquée : nous avons fait état de notre inquiétude face à une réforme qui abandonne le principe de l’alternance dans la formation des maîtres et explicité la position officielle de notre association au plan national sur cette question. Sur tous ces sujets, les échanges ont été très cordiaux et marqués par une volonté réciproque d’écoute et de collaboration. Il a été convenu d’entretenir des contacts réguliers et d’échanger toutes les informations pouvant contribuer à animer la vie pédagogique et mathématique au sein de notre académie.

Raymond TORRENT

Secrétaire de la Régionale de Nantes de l’APMEP


Note de lecture

« Le codex d’Archimède ou Les secrets du manuscrit le plus célèbre de la science »

William Noel et Reviel Netz, Jean Claude Lattès, 2008 Jusqu’ici, lorsque j’évoquais les travaux mathématiques d’Archimède, dans ma classe ou en d’autres lieux, j’évoquais l’étrange histoire d’un palimpseste découvert en 1906, qui révélait le secret de sa Méthode. C’était en soi une histoire déjà extraordinaire. Jusqu’à cette découverte, les mathématiciens européens ne connaissant que les résultats d’Archimède, en particulier sur les quadratures et les calculs de volumes, l’accusait d’avoir caché sa méthode pour les trouver. Démontrer que le segment de parabole vaut les quatre tiers du triangle inscrit c’est bien. Encore fallait-il savoir que c’est ce qu’il fallait démontrer. Comment Archimède en avait-il eu l’idée ? Ils avaient donc essayé d’inventer leurs propres méthodes, dont on ne savait si elles ressemblaient peu ou prou à celle de notre Grec.

Au demeurant cela nous fournit les indivisibles, les infiniment petits, le calcul intégral, … On se prenait à rêver d’une autre histoire des mathématiques si cette fameuse méthode avait été connue plus tôt. J’ignorais que 1906 n’était qu’un petit épisode de la vie fabuleuse de ce manuscrit. Totalement disparu à nouveau, il réapparaissait en 1998 chez Christie’s, et l’histoire continuait que je ne vous dévoilerai pas, car « Le codex d’Archimède » se lit un peu comme un roman policier. Le palimpseste n’avait pas livré tous ses secrets, enfin mis à jour grâce aux techniques d’imageries les plus récentes. J’ai fait récemment partager mon enthousiasme à quelques élèves de ma première S qui se sont emparés du sujet pour leur TPE. Ils ont évidemment appris des choses passionnantes en mathématiques, mais aussi en histoire, et tout ceci avec beaucoup de plaisir. A mettre entre toutes les mains.

Anne BOYE


Séminaires du Centre François Viète

Faculté des sciences – Université de Nantes

Le mardi de 17h00 à 19h00

- 17-03 : Bernard Maitte (Université de Lille 3), La construction des groupes de symétrie en cristallographie

- 21-04 : Philippe Nabonnand (Archives Poincaré, Université de Nancy 2), Penser la dualité : les contributions de Poncelet, Gergonne, Möbius, Steiner, von Staudt, Pasch

- 12-05 : Irène Passeron (SYRTE, Observatoire de Paris), L’organisation des connaissances scientifiques dans l’Encyclopédie : l’astronomie est-elle toujours la reine ?

- 26-05 : Pauline Lebret (CFV), De la recherche aux manuels scolaires, la nouvelle géométrie du triangle à la fin du XIXe siècle

Le Centre François Viète se trouve sur le Campus de la Faculté des sciences (station de tram Michelet). Il est dans un bâtiment parallèle à celui du bâtiment de mathématiques et accessible par ce bâtiment (franchir la passerelle et tourner à gauche). Un plan du campus se trouve sur le site de la Faculté des sciences et à gauche de l’entrée du Campus (entrée Michelet).