Communiqué de presse

du bureau national de l’APMEP

- 5 décembre 2016 -

 
 

Les enquêtes se suivent et, sans surprise, se ressemblent. L’APMEP est certes consciente du caractère relatif des évaluations internationales qui prennent très peu en compte les différences linguistiques, sociologiques et de politique éducative des pays qui y participent. Néanmoins, trop de résultats convergent pour qu’on se contente de critiquer les méthodologies de ces enquêtes.
Depuis de nombreuses années, l’APMEP demande que la formation initiale et continue des enseignants de mathématiques (de la maternelle à l’université) soit repensée sur les plans disciplinaire et didactique.
En outre, alors que la plupart des professionnalisations des différents métiers se font au plus tard au niveau bac +3, celle des enseignants commence vraiment au niveau bac +5. L’APMEP demande une nouvelle fois qu’un pré-recrutement à l’issue de la deuxième année de licence soit envisagé rapidement.
Le récent rapport du CNESCO, dont la conclusion est sans appel : l’école continue à amplifier les inégalités sociales et migratoires, montre que, bien que le focus soit actuellement mis sur les maths et les sciences, c’est l’école dans sa totalité qui est en question.
Une évolution de la « culture professionnelle » basée sur des échanges plus fréquents entre les disciplines et les divers niveaux d’enseignement est nécessaire.
Les Instituts de Recherche pour l’Enseignement des Mathématiques, qui existent depuis plus de quarante ans, ont pour vocation de favoriser le travail en commun entre des enseignants d’horizons très différents. Ils méritent à notre sens davantage de reconnaissance institutionnelle.

Le bureau national de l’APMEP
(Association des Professeurs de Mathématiques de l’Enseignement Public)