Discours de la Présidente régionale

Christiane Zehren

Journées Nationales de Sophia Antipolis

Discours de la Présidente régionale, Christiane ZEHREN

Monsieur le Recteur de l’Académie de Nice, Monsieur le Recteur de l’académie de Corse, Monsieur le Directeur de l’Ecole des Mines, Président de l’association Sophia-Antipolis, Monsieur le Chef de Mission à la Formation des Personnels de l’académie de Nice, Monsieur le Directeur de l’Institut de Recherche sur l’Enseignement des Mathématiques, mon cher Président, chers collègues,

En tant que présidente de la Régionale « Nice et Corse » de l’APMEP je suis heureuse de vous accueillir pour ces Journées 1984.

C’est, pour la Régionale, la réalisation d’un projet qu’elle avait depuis longtemps et qui lui était rappelé à chaque Journées : «  Dites, quand aurons-nous des Journées à Nice ?" et nous, qui connaissions les difficultés, étions moitié séduits, moitiés dubitatifs.

Aujourd’hui, plus de doute, c’est fait. Et nous espérons que, par delà les imperfections et contraintes que nous n’avons pu lever, vous jugerez que c’est bien fait.

Mais il faut cependant que je vous dise combien nous avions raison d’être inquiets et combien nous ne mesurions pas encore toutes les difficultés quand, en septembre 1983, aux Journées de Lille, nous avons accepté d’organiser les Journées 84.

Il s’agissait alors de Journées à Toulon. Mais les structures d’hébergement en Cité Universitaire y étaient insuffisantes.

Le Bulletin de Décembre annonça alors des Journées à Nice, dans les locaux universitaires. Là, pas de problème d’hébergement : le Crous avait bloque 400 chambres dans son planning, fin septembre, entre les stages d’été et l’accueil des étudiants en début d’année universitaire. Et amphithéâtres et salles de TP étaient disponibles à la faculté des Sciences.

Hélas, fin décembre une circulaire ministérielle interdisait toute absence d’enseignant pour stage entre la rentrée et début octobre.

Patatras, tout était annulé.

Heureusement qu’existe, dans cette académie et peut-être aussi dans d’autres (cela risque d’avoir son importance pour les Journées 1985), un Complexe Scolaire International pourvu d’un internat important et qui, jusqu’à ce jour, ne tournait pas au plein de ses possibilités.

Nous y avons trouvé un excellent accueil et vu de nombreux avantages ; en autres : la qualité des prestations dont cet amphithéâtre est un exemple, le site et la prise de contact avec cette réalisation prestigieuse dont Monsieur Lafitte nous parlera : Le Parc International d’activités de Sophia- Antipolis.

Mais nous avons du constater des inconvénients : les lieux de travail très dispersé, les amphithéâtres étant ici au CERAM, les salles de travail de groupe au Complexe scolaire principalement, et corollairement un coût pour ces Journées bien supérieur au coût habituel. Ce coût est dû au prix relativement élevé des locations de salles et amphithéâtres, et cela bien que Monsieur le Recteur ait autorisé Monsieur le Proviseur du Complexe scolaire à libérer les élèves le vendredi après midi, permettant ainsi aux ateliers de fonctionner gratuitement dans 4à sales de classe.

Il est dû surtout au coût des transports qui sont nécessairement nombreux et importants : pensez que nous serons 570 à aller à 13 h prendre le repas au Complexe et un tiers au moins reviendra ici travailler à 15h.

Ce coût élevé n’a pas empêché les enseignants des mathématiques de participer à des Journées qui sont pour eux un temps fort de leur vie professionnelle et qui contribuent pour une part importante à leur formation continue : nous sommes environ 650 participants qui, en moyenne avons investi dans ces Journées, transports compris, 1000F pris sur nos propres deniers. Qui dira que les profs n’y croient plus !

Ce coût aurait pu être réduit, comme cela était le cas dans toutes les Journées antérieures par des subventions des collectivités locales.

Hélas celles-ci, par delà leurs appartenances politiques diverses, sont d’accord sur au moins un point : pas de subvention pour l’APMEP, ni de la ville de Nice, ni du Conseil Général des Alpes Maritimes, pourtant très concerné par le Parc de Sophia, ni du Conseil Régional de Provence Côte d’Azur, non plus que du Conseil Général du Var.
La ville d’Antibes elle, offre gracieusement aux congressistes inscrits la visite en nocturne du musée Picasso. Nous l’en remercions bien vivement et d’autant plus que c’est le seul cadeau qui nous soit fait..... par les collectivités locales.

Car ayant fait le tour des difficultés, il faut aussi relever les points positifs et remercier ceux sans qui ces Journées n’auraient pu avoir lieu :

Messieurs les Recteurs des Académies de Nice et de Corse qui nous font l’honneur des présider cette séances d’ouverture et qui ont bien voulu libérer les enseignants de leurs académies qui souhaitaient participer à nos travaux ;

Monsieur le Directeur de l’Ecole des Mines, Président de l’association Sophia-Antipolis, qui nous fait l’honneur d’être parmi nous et qui évoquera pour nous tout à l’heure cette réalisation qui lui tient tant à cœur ;

Monsieur le Chef de Mission à la Formation des Personnels de l’académie de Nice et Monsieur le Directeur de l’Institut de Recherche sur l’Enseignement des Mathématiques dont l’aide si nécessaire ne nous fût pas mesurée ;

N’oublions pas, bien qu’il ne soit parmi nous que demain, Monsieur le Proviseur du Complexe Scolaire International qui, avec ses services, a eu à faire face à tous les problèmes d’organisation matérielle.

Remercions enfin tous ceux, conférenciers et animateurs qui, au prix d’un travail bénévole, donnent à ces Journées leur substance.

Et la présence, dans de nombreux groupes de travail, d’animateurs de l’académie venus témoigner qu’ici, par delà les fleurs et le soleil qu’on nous envie tellement et que nous sommes heureux de partager avec vous, on innove, cette présence dis-je est bien le signe de la vitalité d’une académie qu’on imaginerait à tort peuplée uniquement d’enseignants et d’administrateurs attendant la retraite !

Mais, de l’innovation, mon cher Pascal, je crois que tu as fait le thème de ton intervention.