Bulletin Vert n°515
septembre — octobre 2015

Éditorial du Bulletin 515

Maths et sport : un beau thème

La semaine des maths 2016 débutera le 14 mars (toujours le pi-day) et se terminera le 20 mars. Le thème choisi cette année est : « mathématiques et sports ».

Vous remarquerez le « s » de sports. Car en dehors de la coupe d’Europe de football qui aura lieu en France en 2016, cette année sera décrétée « année des sports » avec semble-t-il un focus particulier sur le sport féminin.

L’analyse des comptes rendus de la précédente semaine des maths montre que si l’impact médiatique a été tout à fait positif au niveau régional, cela n’a pas été le cas du côté de la presse nationale. C’est peut-être un évènement trop polymorphe pour donner matière à un article. Sans doute, la personnalisation de cette manifestation autour d’une figure connue faciliterait-elle son écho médiatique. Nous avions déjà l’an dernier tenté de trouver un parrain, malheureusement sans succès. Nous allons donc de nouveau cette année chercher la perle rare. Mais du moins, savons-nous un peu mieux ce que nous voulons : le candidat ou plutôt la candidate idéale serait une mathématicienne ayant pratiqué un sport à un haut niveau. Si vous connaissez quelqu’une remplissant ces deux conditions (et vivant en France si possible), nous sommes preneurs.

Cette recherche s’annonce difficile, car si l’on trouve sur le web pas mal de mathématiciens musiciens, ou peintres, les sportifs sont rares (ou bien n’en parlent pas). Si l’on saisit dans un moteur de recherche : mathématicien sportif ou mathématicienne sportive, ce que l’on rencontre très vite, c’est la comparaison entre le travail du mathématicien et l’entrainement du sportif de haut niveau. Il y a sans doute des points en commun entre les deux, mais quand je pense sport en lien avec les maths, la première chose qui me revient en mémoire, c’est la scène que l’on voit dans le film « Comment j’ai détesté les maths ». Rappelez-vous. Un prof « un peu illuminé » décrit le plaisir que les élèves prennent à jouer au football, un plaisir tel qu’ils sont prêts à y consacrer un temps considérable, même quand il pleut, même quand ils sont fatigués, un plaisir qui ressemble à celui du musicien d’ailleurs. Cet enseignant fait alors remarquer que si l’on demandait à un pratiquant du football de faire cinquante roulettes du pied droit, puis cinquante du pied gauche, … une répétition de gestes techniques décontextualisés, les plus motivés en viendraient sans doute rapidement à détester le football.

Dans le même ordre d’idée, je ne résiste pas à citer ici la boutade d’une collègue : « si l’école apprenait à marcher aux enfants, ils seraient tous handicapés ! ».

Nous aimerions bien trouver le chemin conduisant nos élèves à faire des maths avec plaisir, au point d’y consacrer vraiment du temps et de l’énergie. Pour cela, sans doute faut-il leur faire davantage confiance, leur permettre de se tromper, les encourager dans leurs tentatives, même celles qui sont infructueuses. J’ai la conviction que l’esprit sportif authentique (évidemment pas celui d’un sport dévoyé par les sommes considérables qu’il met en jeu) est une piste qui peut nous aider à avancer vers cet objectif.

 

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