Adhérer ou faire un don

Les maths qui tuent !

Paul Louis Hennequin

- 7 mai 2012 -

par Kjartan Poskitt, illustrations de Rob Davis basées sur un travail de Philip Reeve, traduction par Alain Bouquet de la première édition chez Scholastic Ltd au Royaume uni en 2010.

Le Pommier, septembre 2011.

96 p. en 23,5 X 29, 18€.

Cette bande dessinée compte dix-neuf chapitres comportant chacun de 2 à 9 pages d’un graphisme varié relatifs à des problèmes classiques de mathématiques :
- une visite royale (Présentation des personnages, les centimes sur l’échiquier).
- La chambre forte des nombres (parité et imparité, nombres amicaux, étranges, premiers  ; décompositions, cryptographie).
- une énigme criminelle vieille de 2500 ans (Pythagore et racine de deux).
- L’anniversaire qui dure toujours (la ligne du changement de date).
- Les trois plus vieux problèmes du monde (trisection de l’angle, quadrature du cercle, doublement du cube).
- Fleurs infinies et oeufs exacts (tracé de l’hexagone, de l’oeuf et du pentagone).
- La pièce dedans-dehors (topologie).
- Courbes à frissonner (coniques, spirales, cycloïde, trochoïde).
- La règle de Golomb (quatre graduations permettent de mesurer d’une seule façon six longueurs différentes).
- Comment jouer au morpion à quatre dimensions.
- Avoir une forme parfaite (rectangle d’or et suite de Fibonacci).
- une note de musique (dièses et bémols).
- Le département de la Pensée aléatoire (découpages de même surface ou de même volume, théorèmes du point fixe et des quatre couleurs).
- Comment gagner beaucoup d’argent (triangle arithmétique et probabilités).
- Le guide des jeux par Lily (dés, monopoly, cartes, poker).
- La bizarre armoire aux échiquiers (parcours du cavalier et du roi, illusion d’optique),
- un petit coin dans l’espace (un modèle à notre échelle du système solaire, étoiles monstrueuses et galaxies).
- Faits diaboliques (quelques nombres gigantesques de la vie courante).

J’ai relevé une coquille p. 31 : il y a bien longtemps que le « record du monde » de 100 000 décimales de $\pi$ est battu !

Et deux fautes de traduction : p. 37, bissectrice perpendiculaire pour médiatrice. et p. 86, château pour tour.

Ceci étant le livre entraine le lecteur d’un souffle puissant et éveille sa curiosité par l’humour de chaque réplique et la présentation caricaturale des nombreux personnages, mais aussi par le nombre de thèmes abordés et de leurs relations mutuelles

Sa lecture éveillera sans doute, par sa forme et par son humour très britannique, l’attrait des mathématiques pour de jeunes lecteurs, collégiens ou lycéens et fera rire de nombreux étudiants et professeurs.

(Article mis en ligne par Christiane Zehren)