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Perspectiva artificialis

Denis Favennec [1]

Introduction

Longtemps, la perspective a été une affaire d’artistes : depuis son invention par
Brunelleschi dans les premières années du $XV^e$ siècle, à Florence, jusqu’à la
fondation de la géométrie projective par Desargues, au début du $XVII^e$, la
perspective centrale (i.e. l’interception par un plan – celui du tableau – des droites
issues d’un point fixe – l’origine, ou point de vue du peintre/spectateur –) n’aura été
pratiquée que par les peintres, architectes et théoriciens de l’art, sans que les
mathématiciens l’étudient. Je me propose d’évoquer ici ce délai, en cherchant ce qui,
dans sa définition et son développement, a pu séparer très tôt la perspective des
peintres de celle des géomètres. Je suggérerai quelques pistes, liées aux enjeux
contradictoires et imbriqués de l’histoire, de la science et de l’art.

Plan de l’article

  • 1. La construction
  • 2. L’expérience
  • 3. Une fenêtre sur l’histoire
  • 4. Divine géométrie
  • 5. Proposition

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<redacteur|auteur=1067>

Notes

[1Professeur au Lycée Michel Montaigne de Bordeaux.

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