Position de l’APMEP sur une évolution de l’épreuve écrite de mathématiques au baccalauréat.

adoptée à l’unanimité par son Comité National le 22 juin 2002

L’APMEP considère que l’apprentissage des mathématiques doit être centré sur trois objectifs fondamentaux pour l’élève :

  1. acquérir des connaissances,
  2. être capable de les utiliser et de les réinvestir en situation,
  3. développer son autonomie, sa créativité, son esprit critique.

Elle souhaite que, contrairement aux pratiques actuelles, soient proposées au baccalauréat des épreuves permettant d’évaluer chacune de ces trois composantes.

En cohérence avec cette position, elle soutient les principes suivants concernant la nature et l’organisation de l’épreuve écrite de mathématiques au baccalauréat :

— substituer le plus souvent, au long problème constitué de questions enchaînées et assez algorithmiques – trop souvent d’analyse –, quelques problèmes courts, indépendants, plus globaux tant au niveau des concepts mobilisés qu’à celui des démarches utilisées pour les résoudre. Dans chacun d’eux la compétence dominante, qui fera principalement l’objet de l’évaluation, doit être clairement annoncée ;
— l’un de ces problèmes sera plus particulièrement destiné à valoriser l’autonomie, la prise d’initiative et la réflexion du candidat en prenant en compte, dans la correction, les démarches utilisées, dûment motivées et explicitées, et les essais argumentés, même s’ils n’ont pas abouti ;
— dans le cadre de l’un des problèmes sera posée une question de connaissances de base mises en situation, portant par exemple sur la mise en oeuvre immédiate du cours ;
— l’un des problèmes permettra de juger plus particulièrement la qualité d’exposition, la précision des justifications et la cohérence de la démarche.

L’APMEP considère en outre que ces principes sont applicables, non seulement à toutes les séries du baccalauréat, mais également aux épreuves de mathématiques de tous les examens.