Navigateurs toulonnais en quête des longitudes : Chabert de Cogolin, d’Entrecasteaux, Dumont d’Urville conférences et visite du SHD à Toulon

Introduction

navigateurs toulonnais
en quête des longitudes

Ce texte correspond à la conférence du mardi 21 octobre 2025, accueillie par le Service historique de la défense (SHD) à la Corderie de Toulon, dans le cadre des journées nationales 2025 de l’Association des professeurs de mathématiques de l’enseignement public (APMEP).

Auteurs du texte :

  • Philippe Dutarte
    inspecteur d’académie retraité
    Association Sciences en Seine et Patrimoine, Rouen
  • Didier Trotoux
    IREM, Université de Caen Normandie
    Association Sciences en Seine et Patrimoine, Rouen

Sommaire

  • Le problème des longitudes
  • Chabert de Cogolin, du quart de cercle à l’horloge de marine
  • D’Entrecasteaux à l’âge d’or du cercle à réflexion
  • Dumont d’Urville, quand les chronomètres s’imposent
  • Conclusion

 

Résumé

Entre le voyage de Chabert de Cogolin en 1750 et celui de Dumont d’Urville en 1826, se mesure l’évolution des techniques de détermination des longitudes avec l’imposition progressive des chronomètres de marine.

Lors de son voyage sur les côtes du Canada en 1750-1751, Chabert de Cogolin mesure les longitudes à terre en utilisant des méthodes astronomiques, notamment l’observation des satellites de Jupiter et les distances lunaires. Il est ensuite l’un des premiers à tester et à préconiser l’utilisation des chronomètres de marine lors de la guerre d’indépendance des Etats-Unis, en 1778-1779 lors de la campagne du comte d’Estaing au départ de Toulon, puis en 1781-1782 lors de celle du comte de Grasse.

Le voyage d’Entrecasteaux, parti de Toulon à la recherche de La Pérouse entre 1791 et 1794, voit l’apogée des méthodes astronomiques de recherche de longitudes. Le cercle à réflexion de Borda est employé à la méthode des distances de la Lune au Soleil et aux étoiles. La comparaison est faite avec les montres marines et permet leur correction.

Pendant le voyage de Dumont d’Urville, de 1826 à 1829, les longitudes sont essentiellement déterminées à l’aide des chronomètres de Marine mais on utilise encore les différentes mesures des navigateurs précédents et les longitudes sont alors estimées à l’aide de moyennes.

 

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