Le bureau a rencontré le Doyen de l’Inspection Générale

Lors des journées nationales de Clermont Ferrand, Jacques Moisan avait émis le souhait de participer aux travaux de la commission collège du mois de mars. Mais il est malheureusement retenu à cette date par un colloque à Bruxelles. Il a donc souhaité rencontrer le bureau national pour faire le point sur les questions d’actualité.

Collège

Les programmes seront désormais rédigés en quatre colonnes : connaissances, compétences, exemples d’activités, commentaires sur le socle. Certaines notions pourront être au programme d’une année mais n’entrer dans le socle que l’année suivante ou pas du tout, les polices de caractères, italique ou non, permettront de les différencier. C’est le cas par exemple des pourcentages au programme de la classe de cinquième, mais dans le socle seulement en quatrième. Le socle insiste sur le mot raisonnement et privilégie l’argumentation y compris orale ; une démonstration écrite en deux étapes reste une exigence du programme en fin de troisième. Le socle ne remplacera pas le programme, même si, pour certains élèves les exigibles seront différents.

Le groupe d’experts chargé de la relecture des programmes et de l’établissement d’un cahier des charges sur l’évaluation était constitué de 5 académiciens et de 4 inspecteurs généraux. Ces programmes seront soumis au CSE au mois de mars. Ils doivent se mettent en place en 2007, excepté le nouveau programme de troisième qui n’entrera en vigueur qu’en 2008 (il n’y aura pas de programme transitoire en 2007).

Pour l’instant aucune information concernant le nouveau brevet n’a été donnée. La DGSECO s’en occupe ainsi que du livret de compétences. La maitrise du socle pourrait être une condition d’admissibilité au brevet, autrement dit, si le socle n’est pas validé, les élèves ne passent pas le brevet. En revanche, en 2008 le socle sera considéré comme acquis avec le brevet.

Il n’y aura pas de compensation entre les piliers du socle, et on pourrait demander, par exemple, de maitriser 80% des items de chacun des piliers. Un élève admis en sixième sans maitriser le socle bénéficiera de PPRE et un élève qui n’a pas le socle en fin de troisième continuera à l’acquérir en lycée professionnel. Puisque la loi dit « obligation de moyens », les moyens doivent suivre ! La validation du socle pourra se faire également par oral.

Nous avons la sensation que la réforme se met en place beaucoup trop rapidement sans l’information nécessaire à destination des collègues. Les journées inter académiques organisées au mois de décembre, ont lancé le mouvement de formation et les IPR accompagneront la mise en place du socle par des stages à public désigné. Cette formation est indispensable au vue de la tâche à accomplir. Des documents d’accompagnement sur le socle sont également prévus, ils comporteront des indications importantes sur les TICE.

L’accent a été mis très fortement sur le socle et les PPRE cette année, donc les thèmes de convergence ont été mis au second plan dans certaines académies. Mais ils sont toujours d’actualité bien que les documents d’accompagnement, prévus en juin 2006, ne soient pas parus.

Epreuve de TP au bac S

L’expérimentation s’est déroulée dans une vingtaine de lycée, auprès de 2000 élèves. Le rapport de cette expérimentation sera rendu public très rapidement. Les lycées qui y ont participé étaient volontaires, certaines des équipes étaient déjà familiarisées avec les TICE, d’autres moins. Toutes les classes de terminales S d’un même établissement ont été concernées et des enseignants qui n’avaient pas ces classes ont également été sollicités pour faire passer les épreuves. Les élèves ont eu entre trois à cinq séances de travaux pratiques en salle informatique.

Quelques éléments du bilan de cette expérience :
 Les enseignants ont été satisfaits, y compris ceux qui ne pratiquaient pas les TICE.
 Les élèves étaient contents malgré la difficulté due au caractère oral de l’épreuve.
 Les sujets étaient de niveau de difficulté variable, mais les résultats ont été homogènes. Cependant il faudra veiller à ce que les questions de maths soient à la fin des sujets, et pas au début.
 Le sujet doit comporter une question, une expérimentation, une conjecture, puis une justification. La partie technique mathématique proprement dite ne doit pas être trop importante, elle est déjà testée dans l’épreuve de math de quatre heures.
La moyenne se situe dans tous les lycées entre 14,5 et 15.

L’inspection générale souhaite disposer d’une banque d’au moins 100 descriptifs, une vingtaine de sujets étant choisie deux mois avant l’épreuve.

Nous demandons à ce que soient privilégiés des sujets avec calculatrice dans les premières années pour laisser le temps aux établissements de s’équiper et aux élèves de se familiariser avec l’outil informatique. L’épreuve ne sera pas mise en place au bac 2008, mais conformément à ce que nous avions demandé, l’expérimentation devrait être généralisée à tous les lycées l’année prochaine.

Bilan de la rencontre

Nous avions fait part à Jacques Moisan, dès le mois de septembre, de notre inquiétude devant la quantité de notions listées dans le décret d’application du socle et qu’à le rendre irréalisable, on le condamne d’avance. Le GEPS a opté semble-t-il pour une déclinaison plus réaliste du socle et nous ne pouvons que nous en féliciter.

Comme nous l’avions réclamé avec insistance, la prise en compte au baccalauréat S de l’épreuve pratique n’interviendra pas avant 2009, et elle devrait s’accompagner d’allégements à l’examen : au cours de notre discussion, Monsieur Moisan en a accepté le principe, et il nous semble assuré que les sujets, à partir de 2009, ne contiendront plus, par exemple, d’exercice sur l’adéquation à une loi équirépartie !

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